Mes dernières lectures #3

Alors que le mois de juillet commence à tâtons et annonce l’arrivée des choix impossibles dans l’objectif de tenir dans une valise minuscule* (que ceux qui prennent mille fois trop de livres pour les vacances lèvent la main), je vous parle aujourd’hui de mes dernières découvertes : classique, contemporain, bande-dessinée, français, étranger, il y en a pour tous les goûts !

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A lire : Les passeurs de livres de Daraya, Delphine Minoui

« Les livres, ces sédiments de la mémoire qui défient les carcans. Du temps. De l’asservissement. De l’ignorance. »

J’ai refermé ce livre il y a plusieurs semaines. Je désirais en parler autant que mes mots s’envolaient, au fil du récit. Daraya, pour Paris, à des milliers de kilomètres, c’est trois syllabes à la radio, la certitude que la cruauté ne connaît pas de limite, le visage impassible de Bachar Al Assad qui dit lutter contre le bastion du terrorisme. C’est la révolte silencieuse, sans possibilité d’agir, devant les attaques au gaz chimique. C’est les « pourquoi » qui n’éteignent pas les flammes.

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A lire : « Arrête avec tes mensonges », Philippe Besson

« Il ajoute cette phrase, pour moi inoubliable : parce que tu partiras et que nous resterons ».

1984. La terminale, l’année du bac, le temps des nuits blanches, des flirts et des idylles. L’année du premier amour, celui que l’on dévore, celui que l’on fait en silence derrière des portes closes. Celui de l’auteur s’appelle Thomas Andrieu. Il lui demande que leurs rendez-vous soient secrets, que les corps à corps restent muets. Philippe découvre l’attente, la consistance de l’absence, l’abandon, de soi comme de l’autre.

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A lire : Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

« Il se demandait toujours quoi faire ensuite, et elle lui disait qu’elle y pensait rarement, parce qu’elle n’avait pas grandi dans le faire, mais dans l’être. »

Parfois, il arrive que je referme un livre dans les murmures d’un grand silence. Quand les ultimes mots s’esquissent, quand le dernier des points scelle l’histoire, les larmes me montent aux yeux sans raison. Americanah est de ces fins-là, de ces grandes claques qui sifflent sans prévenir, de ces livres que l’on savoure sans parvenir à les quitter.

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A lire : Seuls les enfants savent aimer, Cali

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Il y a d’abord le titre. Seuls les enfants savent aimer. Devant la couverture blanche et ses écritures bleues, je me demande si c’est vrai, si l’enfance conserve cette part de pureté, d’innocence, qui confisque la force des premières émotions à jamais. Au fond, je le sais. Je tourne le livre et le laisse glisser entre mes doigts. Les mots de la quatrième de couverture ne me quittent pas. « A chaque seconde le cœur d’un enfant explose. »

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