C’était en août

« En songe, mes retours imaginaires se passaient ainsi ; très vite, je glissais dans l’obscurité vers Stamboul, et, ce soir, je finis par avoir presque l’impression de n’être plus qu’un fantôme de moi-même, en route nocturne vers le pays que j’ai aimé… » 

C’était en août, dans une grande maison silencieuse entourée par la pinède. Je revenais tout juste d’un voyage seule au Maroc. Après une courte nuit au troisième étage d’un immeuble de Casablanca, au numéro d’un boulevard dont j’ai oublié le nom, j’avais pris le taxi très tôt dans l’aube qui tardait à venir. Presque sur la pointe des pieds, dans les rues encore endormies, j’avais dit adieu, en croyant à un au revoir, aux visages que j’aimais là-bas.

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