Les livres que l’on garde en soi : bilan 2019

2019. C’était une année un peu particulière. Le besoin d’écrire a souvent balayé les livres que je tenais entre les mains. J’ai mis mes propres lignes au premier plan et me suis parfois tenue loin de celles des autres tant j’étais habitée par mon manuscrit. Mais de janvier à décembre, j’ai tout de même lu une petite cinquantaine de titres – et à l’heure du bilan j’ai choisi d’en évoquer dix. Différents à bien des aspects, ils sont parvenus à me toucher, à me bousculer ou à me faire voyager…

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Mes dernières lectures #5

Depuis septembre, j’écris bien plus que je ne lis. Je termine actuellement mon premier manuscrit et mon esprit est constamment happé par mes propres pages — ce qui a pu parfois freiner mon envie d’ouvrir un livre ces dernières semaines. Mais ça ne m’a pas empêché de faire quelques belles découvertes, que je vous partage aujourd’hui.

Dans cet article, je vous parle de mes lectures de septembre et d’octobre. Les deux derniers mois de l’année seront évoqués après les fêtes suivi certainement de près par un bilan annuel début janvier. Pour la suite… Mystère ! Je ne suis pas certaine de continuer ce format sur le blog en 2020, même si je compte le poursuivre sur Instagram. Lire la suite

À lire : Miss Islande, Audur Ava Ólafsdottir

« Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves »

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Je n’ai pas lu Miss Islande. Je me suis jetée toute entière entre ses pages, bercée par le relief des volcans et les contours des vagues. J’ai parcouru les rues de Reykjavik, sillonné les chemins de neige après les fêtes, entendu le raffut des marins sur le port. J’ai senti le vent sur mes joues striées par le froid, j’ai regardé derrière les fenêtres du café Mokka, j’ai griffé le givre sur les vitres. J’ai écrit à la machine à écrire sur une petite table en bois, dessiné les glaciers au dessus des fjords et écouté la voix du père quand il décrivait la lave en fusion.
J’ai été Hekla, Jon et Isey, tour à tour, tout à la fois.

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Mes dernières lectures #4 : heures solaires & rentrée littéraire 

Les yeux rivés sur les montagnes de Transylvanie, dans un train de nuit vers Istanbul, à la frontière bulgare, sur un ferry traversant le lac de Van, au bord de l’eau, ou dans la douceur des fins de journée à l’ombre des feuilles de palmier, l’été a été synonyme de moments de lecture qui restent longtemps en tête.

En ce début d’automne, je vous embarque avec moi pour un tour d’horizon de mes découvertes estivales — oui, l’expression « mieux vaut tard que… » n’a jamais aussi bien porté son nom !

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A lire : La salle de bal, Anna Hope

Là, tout de suite, les yeux sur la couverture, peut-être imaginez-vous une femme valser, presque sur la pointe des pieds, lors d’un immense bal dans une salle somptueuse. Vous devinez son visage, tandis qu’elle vole dans sa robe jaune, les yeux clos, fiévreuse et enivrée, voguant de bras en bras.

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Mes dernières lectures #3

Alors que le mois de juillet commence à tâtons et annonce l’arrivée des choix impossibles dans l’objectif de tenir dans une valise minuscule* (que ceux qui prennent mille fois trop de livres pour les vacances lèvent la main), je vous parle aujourd’hui de mes dernières découvertes : classique, contemporain, bande-dessinée, français, étranger, il y en a pour tous les goûts !

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A lire : Des hommes couleur de ciel, Anaïs Llobet

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Connaissez-vous ce sentiment qui donne envie de garder un livre le plus longtemps possible entre vos mains ? Vous savez, celui qui vous pousse à tourner les pages doucement, dans un murmure, presque un frôlement, de peur que la fin n’arrive déjà. Non pas parce que vous craignez qu’elle ne tienne pas ses promesses, mais simplement car vous n’êtes plus seulement à la lisière d’une histoire, mais le cœur véritablement pris dans toute sa beauté, ses cris silencieux et ses tourments indicibles.

C’est ce que j’ai ressenti en lisant Des hommes couleur de ciel.

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Mes dernières lectures #2

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En avril, j’ai renoué avec le plaisir de lire dehors, les pieds nus sous les arbres, jusqu’à ce que le vent se lève en fin de journée. Je crois que c’est mon idéal pour lire : non pas un lieu précis, mais un instant, la liberté absolue du soleil sur la peau, qu’il soit timide ou mordant. C’est drôle car j’associe toujours finalement un livre à cet instant où je l’ai lu — avant le petit-déjeuner derrière les persiennes fermées, après un bain chaud les joues écarlates, au bord de la mer à quelques pas, dans le train d’un autre pays que le mien.

Je crois que j’aimerais bien faire ça ici, désormais. Associer un instant à un livre, lui apposer un lieu possible, choisir celui qui lui irait le mieux, comme un vêtement à enfiler. 

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Mars au féminin : deux titres à retenir

Publier un article sur mes lectures de mars au mois de mai ? J’ai hésité à passer outre mais les deux livres dont j’ai envie de parler méritaient de ne pas faire l’impasse. Le premier était sur ma liste depuis des années, le deuxième s’est frayé un chemin tout en haut de celle-ci en devenant « le » livre à découvrir, celui dont on évoquait le succès à la radio et sur les réseaux en ce début d’année. Et pour cause.

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A lire : J’ai couru vers le Nil, Alaa El Aswany

Il y a cinq ans, je découvrais Alaa El Aswany comme on ouvre un livre pour un examen : avant un entretien pour un stage dans un mensuel de littérature, j’avais prévu de lire l’auteur qui faisait la Une du dernier numéro. J’étais curieuse mais sans attente, je voulais simplement être sûre de pouvoir répondre aux questions qu’on me poserait. J’ai été résolument embarquée dès les premières pages de L’Immeuble Yacoubian, au point d’acheter Automobile Club d’Egypte quelques jours plus tard, le jour de sa parution en librairie. Finalement, l’entretien n’a absolument pas porté sur Alaa El Aswany mais j’ai décroché le stage et découvert un des auteurs qui m’est le plus cher aujourd’hui. Alors quand J’ai couru vers le Nil est sorti il y a quelques semaines, je savais que ce serait, une fois de plus, un livre qui compte, de ceux que l’on garde précieusement contre soi.

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