Le lendemain du premier jour

Ils sont tantôt éclatants, tantôt silencieux, muets, chuchotés au cœur de la nuit. On les garde contre soi, pour qu’ils ne nous échappent pas déjà. C’est un air de musique, l’arrondi d’un corps, sa guérison, les longs voyages, les kilomètres qui nous séparent de la mer, regarde, et les pages que l’on peine à laisser voler. C’est ta main qui montre l’autre rive, tes paupières closes le matin, les recueils de poésie, les levers de soleil sur le fleuve et la flamme dans tes yeux. C’est le dimanche, l’odeur du café, les pas dans la forêt, les épaules blanches sous les premiers soleils et les champs de tournesol tournés vers le ciel. C’est le panier du marché, les fruits rouges de juin, les bouquets de pivoines, le vent dans nos cheveux tout en haut des dunes, ou peut-être des montagnes, la colère de l’orage après les heures chaudes. C’est la lune qui veille, le silence, celui de l’aube, et des soirs, enveloppant comme un drap de soie nos secrets.

Qu’est-ce que l’on peut se souhaiter à l’aube d’une nouvelle décennie ? Est-ce que ce serait présomptueux de simplement répondre « la vie » ?

Mon unique vœu, trois lettres et toute sa poésie.

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