Les livres que l’on garde en soi : bilan 2019

2019. C’était une année un peu particulière. Le besoin d’écrire a souvent balayé les livres que je tenais entre les mains. J’ai mis mes propres lignes au premier plan et me suis parfois tenue loin de celles des autres tant j’étais habitée par mon manuscrit. Mais de janvier à décembre, j’ai tout de même lu une petite cinquantaine de titres – et à l’heure du bilan j’ai choisi d’en évoquer dix. Différents à bien des aspects, ils sont parvenus à me toucher, à me bousculer ou à me faire voyager…


  • Le classique : Rebecca, Daphné du Maurier, ed. Livre de Poche (1ère Albin Michel).

J’ai lu Daphné du Maurier pour la première fois en 2019, avec Ma cousine Rachel puis Rebecca, et quelle découverte ! Les intrigues sont ficelées à la perfection et le suspens est maintenu jusqu’aux dernières pages. Inutile de préciser que j’ai déjà hâte de parcourir le reste de son œuvre l’année prochaine…

► Ma chronique complète ici : A lire : Rebecca, Daphné du Maurier

  • L’actuel : Des hommes couleur de ciel, Anaïs Llobet, ed. de L’Observatoire. 

Ce roman ayant obtenu le prix Ouest France-Etonnants Voyageurs dresse un très beau portrait de trois personnages unis par l’exil. On y lit leurs vérités réduites au silence, leur intégration désirée ou non, rendue parfois impossible par le poids d’une autre culture, d’une religion ou d’un passé duquel on reste prisonnier.

► Ma chronique complète ici : A lire : Des hommes couleur de ciel, Anaïs Llobet

  • L’engagé : J’ai couru vers le Nil, Alaa El Aswany, ed. Actes Sud. 

Alaa El Aswany est un auteur que j’affectionne particulièrement et, une fois encore, son dernier roman a été à la hauteur de mes attentes. Dans J’ai couru vers le Nil, il dresse le portrait de la société égyptienne au cœur de la Révolution. Un roman engagé, juste et sensible, avec une galerie de personnages parfaitement esquissés.

► Ma chronique complète ici : A lire : J’ai couru vers le Nil, Alaa El Aswany

  • Le poétique : Des ailes au loin, Jadd Hilal, ed. Elyzad. 

Il s’agit certainement d’un des titres les plus poétiques que j’ai lus cette année. J’ai beaucoup aimé suivre le destin de ces quatre femmes, de 1930 aux années 2000, de Haïfa à Beyrouth, de Genève à Arsoun. Les questions de l’identité, de l’exil et de la liberté sont évoquées avec beaucoup de finesse et de sensibilité.

► Ma chronique complète ici : A lire : Des ailes au loin, Jadd Hilal

  • L’onirique : De pierre et d’os, Bérengère Cournut, ed. Le Tripode. 

J’ai aimé également suivre le personnage d’Uqsuralik à travers la plume de Bérangère Cournut. Là-bas, sur la terre des inuits, les vivants et les morts se répondent, les enfants tout juste nés portent le nom des disparus et les esprits parlent, comme un écho aux crissements des glaciers. Et l’ensemble est résolument envoutant.

► Ma chronique complète ici : A lire : De pierre et d’os, Bérengère Cournut

  • Le sensoriel : Les heures solaires, Caroline Caugant, ed. Stock, coll. Arpège.

Lu en cette toute fin d’année, ce livre a ravi au dernier moment une place dans le top 10… Comment ne pas le mentionner ? J’ai tout aimé dans ce roman : l’histoire d’abord, les mémoires qui se répondent et ne forment qu’une, les questions autour de la filiation, des silences et de la transmission, mais aussi l’écriture qui, comme les heures, m’est apparue incroyablement solaire.

► Ma chronique complète ici : A lire : Les heures solaires, Caroline Caugant

  • L’historique : La salle de bal, Anna Hope, ed. Folio (Gallimard). 

Dans ce roman ayant pour cadre l’asile de Sharston au début du XXe siècle, Anna Hope lève le voile sur une réalité historique qui ne peut laisser indifférent. Tout dans ce texte, du style de l’auteure à son acuité, de la documentation sur le sujet jusqu’au point final de l’épilogue, est remarquable.

► Ma chronique complète ici : A lire : La salle de bal, Anna Hope

  • Le dystopique : Le mur invisible, Marlen Haushofer, ed. Babel (Actes Sud). 

On en a beaucoup parlé sur les réseaux sociaux cette année et j’ai été, moi aussi, emballée par cette dystopie. Ce roman, derrière le prisme d’une catastrophe planétaire, fait l’éloge de la nature, de la lenteur et de la contemplation. Il ne s’y passe presque rien et, pourtant, on se sent habité longtemps par cette histoire.

► Ma chronique complète ici : A lire : Le mur invisible, Marlen Haushofer

  • L’inattendu : Rhapsodie des oubliés, Sofia Aouine, ed. La Martinière. 

C’est un roman qui ne ressemble en rien à ce que j’ai l’habitude de lire. Le style de Sofia Aouine m’a d’ailleurs décontenancée au départ, puis j’ai été conquise, comme beaucoup, par ce titre qui a obtenu le Prix de Flore cette année. Suivre le chemin d’Abad, adolescent dans le quartier de la Goutte d’Or, a été un vrai coup de poing.

► Ma chronique complète ici A lire : Rhapsodie des oubliés, Sofia Aouine

  • Le sublime : Miss Islande, Audur Ava Olafsdottir, ed. Zulma. 

J’en ai parlé et reparlé… Mais mon livre préféré de 2019, c’est celui-ci. Tout était là pour me faire chavirer : un style infiniment poétique, des personnages à qui l’on s’attache sans condition, une ode à l’écriture et un désir profond de liberté.

► Ma chronique complète ici : À lire : Miss Islande, Audur Ava Ólafsdottir


*

Je termine cet article en remerciant, une fois encore, les maisons d’édition et agences qui m’ont fait parvenir des livres cette année : merci pour ces belles opportunités !

Et, bien sûr, merci à vous, qui me lisez ici, sur Instagram ou sur Facebook. Jamais je n’aurais pu imaginer de tels échanges à l’heure où j’ai décidé de rejoindre la toile.

Que 2020 soit encore plus douce, vibrante et passionnée.

A tous, de très belles fêtes !

Morgane

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