Les livres que l’on garde en soi : bilan 2017

En 2017, j’ai plus écrit que lu, mais j’ai découvert quelques perles, du théâtre classique aux contes méditerranéens. Si je ne devais en retenir que quelques uns, ce serait pourtant des romans, quatre romans d’ailleurs dont l’univers m’a séduite, et dont je chéris la singularité. Tous différents, ils sont parvenus à me transporter.

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Tout d’abord, dès janvier, j’ai découvert L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante. En tête des ventes et de gondoles dans les librairies, ce livre me faisait de l’œil depuis plusieurs semaines. Après un coup de cœur immédiat pour le tome 1, j’ai enchaîné les deux suivants et attend impatiemment le quatrième qui sera publié en France dans quelques jours. Cette saga raconte l’amitié d’Elena et Lila, toutes deux originaires d’un quartier pauvre de Naples. Leurs chemins se croisent, puis ne cessent de s’éloigner, sans jamais se dénouer vraiment. C’est un livre qui mériterait plus que quelques lignes tant son propos est riche, de l’accession au savoir à la condition des femmes, de la passion à la poésie. Je conseille ce livre à quiconque, et je l’offre tout autant lorsqu’il faut en choisir un pour quelqu’un.

« C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance. »

Bien sûr, je ne peux pas continuer sans évoquer Soufi, mon amour, d’Elif Shafak, offert par une amie pour mes vingt-cinq ans. Lu en quelques jours au Maroc, au fil des heures de train entre le Rif et les villes impériales, ce livre m’a emmené sur les pas du derviche Shams de Tabriz et du célèbre poète Rûmi. Je mesure l’impact qu’une histoire a eu sur moi lorsque je ne m’arrête pas à la lecture et m’empresse de faire des recherches sur le sujet, ce qui a été le cas ici sur le soufisme. Les deux personnages phares nous entraînent, tout au long de leur parcours, dans une quête mystique et spirituelle. La partie contemporaine, plus infime, m’a semblé moins intéressante mais elle sert de fil conducteur au récit.

« Est, ouest, sud ou nord, il n’y a pas de différence. Peu importe votre destination, assurez-vous seulement de faire de chaque voyage un voyage intérieur. Si vous voyagez intérieurement, vous parcourrez le monde entier et au-delà. »

Quelques jours après, j’ai commencé L’Ombre du Vent, de Carlos Ruiz Zafon, qui était proposé comme livre du mois avec le #clublectureMS (lancé par Victoria, du blog Mango & Salt). Un matin brumeux, un petit garçon découvre le Cimetière des Livres Oubliés et doit adopter un volume parmi des milliers. Le livre choisi l’entraine alors dans une course aux mystères et aux secrets dans l’âme de Barcelone. C’est un très beau roman, à la fois envoutant et poétique, qui rend hommage aux livres, à la lecture et au monde que l’on crée à travers les mots. L’histoire est, d’après moi, réellement magistrale, et c’est bien ici la différence avec d’autres romans lus ces derniers mois. Ce livre est impressionnant tant par la construction de l’intrigue que par l’univers propre à celle-ci.

«  Les livres sont des miroirs, et l’on y voit que ce que l’on porte à nous-même » 

A la rentrée de septembre, au détour d’une librairie, je me suis tournée sur Un Bûcher sous la Neige de Susan Fletcher.  Mon envie de découvrir l’Ecosse m’a conduite immédiatement vers les Highlands du XVIIe siècle, ces hautes terres dans lesquelles la nature est reine. Au coeur de l’hiver, la voix de Corrag, accusée de sorcellerie, s’élève au-delà de son cachot pour raconter ses souvenirs au révérend Leslie. Le récit est empreint de poésie et, à travers le prisme historique, offre un véritable hymne à la liberté. Il nous montre que la beauté se trouve partout, partout autour de nous, dans le souffle du vent et la lumière du printemps.

« Le monde murmure, il faut l’entendre. » 

Cette année, j’espère publier plus de billets autour de la littérature, que ce soit au sujet des découvertes, des silences ou des rencontres que celle-ci aura permis.

Je vous souhaite de belles lectures pour cette année qui débute. N’hésitez pas à partager ici vos belles surprises de ces derniers et prochains mois.

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Une réflexion sur “Les livres que l’on garde en soi : bilan 2017

  1. Les Lunettes de Jenny 23 avril 2018 / 16 h 57 min

    J’entends beaucoup de bien de L’Amie Prodigieuse !

    J’aime

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